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Profession, Société

Publié le 25 nov 2023Lecture 2 min

Loi PLFSS : rétropédalage catastrophique pour l’activité physique adaptée

Colas TCHÉRAKIAN, Hôpital Foch, Suresnes

L'activité physique est un médicament avec une balance bénéice/risque inégalée au sein de la pharmacopée. Pour rappel, une heure d’activité physique trois fois par semaine c’est -58 % de risque de diabète de type 2, -25 % de risque de cancer du sein ou du colon et -40 % de risque de récidive après traitement pour ces deux cancers (vous pouvez comparer avec les médicaments existants !).

L’activité physique permet de réguler la pression artérielle et diminue le risque d’HTA de 40 % et le risque d’AVC de 25 %. L’activité physique a démontré évidemment des bénéices chez nos patients ayant une pathologie respiratoire chronique de type asthme ou BPCO mais également une maladie parenchymateuse. Chez le sujet âgé, cela permet de conserver la masse musculaire, prévenir l’ostéoporose et le risque de chute. Sans parler du bénéfice sur le moral avec un risque de dépression diminué et des études qui montrent un bénéfice similaire de l’activité physique à la prise de traitement antidépresseur. Et pourtant, malgré les bénéfices largement vérifiés, sa prescription n’est pas remboursée. Vous allez me dire, quand même, les gens n’ont qu’à prendre leurs baskets et bouger, on ne va pas les assister pour tout… sauf que les gens, ils ne prennent pas leurs baskets tout seul ! Les chiffres sont accablants, 80 % des moins de 10 ans sont inactifs, deux tiers des adolescents et un tiers des adultes (études ANSES de 2017 visant à mieux connaître les habitudes et les consommations alimentaires des Français). Mais le niveau d’inactivité monte encore plus chez les personnes qui en ont besoin (maladie respiratoire, surpoids, diabète). Il faut être pragmatique et accepter que l’activité physique n’est pas spontanée et qu’elle puisse se prescrire et être remboursée comme un médicament. Et les politiques de dire : « Il ne faut plus dépenser d’argent, on n’en a plus ». Mais plutôt que le dépenser dans le soin, il faut le dépenser dans la prévention. Un euro investi pour faire faire de l’activité physique évite 1,7 euro de dépense en soins ultérieurs. Vous connaissez des placements aussi rentables ? 

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