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Allergologie

Publié le 10 fév 2013Lecture 2 min

Consensus sur la prise en charge de l’urticaire : 4e mouture !

Dr Geneviève Démonet, Paris
De nouveaux guidelines internationaux ont été proposés fin 2012 pour la classification et la prise en charge de l’urticaire.
Plusieurs critères permettent de porter le diagnostic d’urticaire chronique spontanée : l’absence de signes associés (fièvre, douleurs osseuses ou articulaires, malaise), de facteurs déclenchants, ainsi que l’évolution moyenne des papules sur moins de 24 heures. En cas d’angio-œdèmes, le même diagnostic d’urticaire chronique spontanée sera retenu en l’absence de suspicion d’angio-œdème héréditaire, de prise de traitement IEC et de facteurs déclenchants. Dans les autres cas, on suspectera un angio-œdème héréditaire de type I à III, un angio-œdème induit par les IEC, une vascularite urticarienne (papules fixes qui imposent une biopsie), une maladie auto-inflammatoire acquise ou héréditaire (fièvre, arthralgies, malaise…), une urticaire chronique inductible (test de provocation positif). Les médiateurs concernés varient selon l’origine de la pathologie : - interleukine 1 dans les maladies auto-inflammatoires et les vascularites ; - histamine et autres médiateurs mastocytaires dans l’urticaire chronique spontanée et l’urticaire chronique inductible ; - bradykinine dans l’angio-œdème héréditaire et l’angio-œdème induit par les IEC. En ce qui concerne le traitement, les antihistaminiques modernes de seconde génération doivent toujours être utilisés en première ligne. Les antihistaminiques de première génération sont à bannir. En cas de persistance des symptômes après 2 semaines de traitement, la dose de l’antihistaminique sera augmentée jusqu’à 4 fois la dose initiale. Des études récentes suggèrent que l’augmentation de la dose de la même molécule est plus efficace que l’addition de 2, voire de 3 molécules différentes d’antihistaminiques. En cas d’inefficacité d’une dose quadruple d’antihistaminique pendant 1 à 4 semaines, un traitement de troisième ligne sera envisagé (omalizumab, ciclosporine A ou montélukast). Une cure courte de 10 jours maximum de corticoïdes pourra être envisagée si nécessaire. Il est à noter que les dermatologues français diffèrent sur ce dernier point : les corticoïdes sont  contre-indiqués par la plupart d’entre eux dans l’urticaire chronique…

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